En cas de tremblement de terre

Dans un pays comme le Japon, il est impératif d’être préparé à l’éventualité d’un tremblement de terre violent. Il s’agit après tout du pays où la densité de tremblements de terre détectés est la plus élevée au monde.  La secousse de magnitude 6.1 ayant récemment eu lieu dans la région d’Osaka en est la dernière preuve meurtrière.

Etre préparé consiste tout d’abord à disposer chez soi d’un sac d’urgence dont tous les membres de la famille connaissent l’emplacement. Ce sac doit permettre de disposer du nécessaire vital dans l’éventualité où la maison doit être évacuée et ne peut pas être réintégrée rapidement, voire dans l’éventualité où l’on est dans l’incapacité de sortir de sa maison. Il contiendra par exemple : une lampe torche, de l’eau, de la nourriture prête à manger, un briquet, une radio (pour se tenir informé), de l’argent, une copie des papiers d’identité, etc.

Il faut également conserver chez soi de l’eau et de la nourriture pour pallier le défaut d’approvisionnement pouvant survenir suite au tremblement de terre (surtout problématique dans les grandes villes). Sans oublier de faire en sorte qu’aucune issue ne soit obstruée ou condamnée, fixer les meubles aux murs, ne rien mettre de lourd sur les meubles. Vous prendrez bien entendu soin à débrancher les appareils électriques après utilisation et laisser de l’espace entre la  gazinière et les autres meubles afin de limiter les risques d’incendie.

Pendant la secousse, si vous êtes chez vous inutile de chercher à se mettre sous le chambranle des portes. Si à une époque il s’agissait de parties solides dans la construction qui restaient debout quand le reste s’effondrait, ce n’est plus le cas pour les constructions modernes. En plus on risque de se prendre une porte dans la tronche. L’idéal est de se glisser sous un meuble solide comme un lit ou une table. Manque de bol nous dormons sur des futons, seule Yumi dort dans un lit sous lequel je doute que nous tenions tous. En l’absence de meuble, essayer de se protéger la tête avec un coussin, un oreiller, une peluche, ou tout autre objet ou personne suffisamment moelleux et docile.

Après la secousse n’oubliez pas de couper les radiateurs et l’arrivée de gaz (les incendies suivant les tremblements de terre font souvent plus de dégâts que la secousse elle même comme ce fut le cas en 1923 durant le séisme du Kantô.), évacuez les lieux si vous pouvez le faire sans danger.

Si vous n’êtes pas chez vous, restez éloignés des bâtiments, des lignes électriques, des arbres, des joueurs de foot, bref tous ce qui risque de tomber en cas de secousse même minime. Dans un bâtiment élevé, ne pas prendre l’ascenseur, en voiture s’arrêter sur le bord de la route et éviter les ponts…

Bref les recommandations sont multiples et si sous le coup de la terreur vous n’en oubliez pas la moitié, votre sang froid est digne de celui des serpents arctiques.

Pour ceux qui prévoient de nous rendre visite, je vous laisse potasser ces recommandations et je vous informe que si nous avons bien un sac d’urgence bien garni, aucun meuble n’est cependant fixé au mur ici, la maison ne respecte aucune norme antisismique édicté après 1980 et tous les appareils électriques restent branchés en permanence. Bienvenue chez nous !

 

Une simulation de séisme

Samedi dernier nous avons pu tester pour vous le simulateur de séisme. Il s’agit d’un camion qui sillonne la contrée afin de donner aux amateurs l’occasion d’expérimenter en toute sécurité une secousse de magnitude 7.9 sur l’échelle de Richter.

Earthquake Experience Vehicle

Ce weekend donc, il s’arrêtait au parc de Sawawmura, à côté de chez nous. Sayaka et moi avons donc expérimenté l’espace d’une demi minute environ un puissant tremblement de terre. Alors évidemment, on est dans un camion, il y a du public, des gens qui font des vidéos et on est préparé à être secoué donc c’est drôle, un peu comme des montagnes russes.

Toutefois, quand on en a terminé et que l’on y réfléchit, c’est assez flippant. On se prend à imaginer que c’est la maison et non le camion qui bouge, que la secousse, au lieu d’une poignée de secondes, dure une longue minute ou davantage. que les enfants (Yumi a refusé de monter dans le camion, elle avait trop peur) se mettent à crier et pleurer, bref et si ça se passe en vrai, on fait quoi ? Et on se surprend à croiser les doigts pour ne jamais avoir besoin de répondre à la question.