Matsumoto ice sculpture festival

Les sculptures alignées le long de la douve du château

Le troisième weekend de janvier se tient à Matsumoto un festival de sculpture sur glace aux abords du château.

Environ 5 mètres de haut pour 10 de large

En voyant ça et compte tenu des température clémentes de ce dimanche là (et de l’engouement prononcé de Yumi pour le château), nous n’avons fait ni une ni deux et enfourché notre vélo pour descendre tranquillement en ville. Je ne vous cache pas que la remontée est autrement plus ardue, avec Yumi qui se balance sur son siège derrière moi en ahanant « Ah c’est difficile ! ». 

Quelques sculptures

Ce festival attire des artistes des quatre coins du Japon et même un certain nombre d’étrangers. Ils arrivent le samedi avec leur matériel et réalisent leur sculptures sur place dans la soirée du samedi (pas de photos, nous étions au lit à ce moment là).

Une petite sirène

Comme à chaque festival ici, nous avons droit au contingent habituel de stands de nourriture : soba ou marrons chauds (spécialités de la région), takoyaki et autres délices. Dommage que nous soyons passés vers 10 heures du matin, je me serai bien laissé tenté.

Avec en toile de fond les sommets enneigés des alpes japonaises

Nous avons également pu assister à un spectacle de taiko (tambour) que nous avons adoré Yumi et moi. C’était aussi agréable à l’oreille que visuellement tant les musiciens sont synchronisés. Je vous laisse juger.

Sankuro (三九郎)

L’année japonaise est parsemée de petits festivals et événements en tous genres. Début janvier, nous en avons eu un exemple au parc de Sawamura. Il s’agissait de la cérémonie de Sankuro.

Alignement de tête Daruma, destinée à être brûlées au cours de la cérémonie

Durant cette cérémonie, les sankuros – structures en bambou coniques recouvertes d’un assemblage de branches d’épineux utilisées comme décoration du nouvel an – sont brûlés. Lorsqu’il ne reste que les braises, enfants et parents y font griller des mochis (gâteaux de riz). Ce petit rituel est censé protéger de la maladie jusqu’au prochain Sankuro.

Les jeux de joie à venir

En effet, la croyance veut que les décorations du nouvel an soient bénies et transportent des esprits sacrés (et non pas de sacrés esprits). Les jeter à la poubelle une fois le nouvel an passé ne semblait donc pas convenir pour les faire disparaître. Les habitants du quartier font donc le tour des maisons avec un grand chariot pour récupérer ces décorations (les enfants participent activement à cette collecte) et construire les feux de joie.

Cependant, le nombre déclinant d’enfants au Japon, ainsi que l’aspect écologique lié au réchauffement climatique et à la production de gaz à effet de serre, ont fait décliner annulement le nombre de sankuro à Matsumoto.

Figures de Daruma

Pour la touche culturelle, Daruma est un symbole de chance et de persévérance qui trouve son origine dans les croyances bouddhistes. Pourquoi pas de bras ni de jambes pour ce pauvre bonhomme me direz-vous ? La faute à Bodhidharma, le moine bouddhiste duquel il est inspiré. Ce moine, dans sa quête de l’illumination, avait coutume de regarder fixement des murs vierges. Ce devint une passion chez lui confinant à la monomanie, à tel point qu’il finit par passer neuf années immobile à contempler un mur jusqu’à ce que, atrophiés, les bras lui en tombent (littéralement). Et les jambes aussi pour faire bonne mesure. Voilà, Daruma-san est né !