Viêt Nam & Dubaï – Printemps 2014

Jour 1 : Ho Chi Minh Ville

Nous sommes arrivés le dimanche 16 mars au soir. Les formalités de visa accomplies (très simples mais beaucoup d’attente) nous avons changé de l’argent et avons sauté dans notre taxi .

Hôtel de ville de Ho Chi Minh Ville

Nous avons eu notre première joie du voyage lorsque le chauffeur décroche son portable et hurle littéralement “Allo” avant de se lancer dans une conversation à tue-tête tout en slalomant entre les milliers de scooters. Une, deux, trois voire quatre personnes s’y embarquent sans distinction d’âge ou de sexe. Certains y transportent des plaques de plâtre, d’autres des centaines d’œufs, d’autres encore des tuyaux de plastique de trois mètres ou une caisse remplie de poussins, quatre gigantesques sacs d’ail semblant peser dans les quinze kilos ou encore un tabouret de bar, un scooter en poussant un autre, le pilote ayant le pied sur le pot d’échappement du véhicule le précédant. Les anecdotes sur le sujet sont innombrables.

Jours 2, 3 et 4 : Can Thô / An Binh

Dès le lendemain, nous sommes partis en bus pour Can Thô , au sud de la capitale pour une escapade dans le delta du Mékong. Arrivés en fin de matinée, nous avons tranquillement exploré la ville, notamment en flânant le long des berges du Mékong.

Alignement de 2 roues à un feu rouge

Levés à 5h30 le jour suivant nous avons descendu le Mékong, jusqu’à rencontrer un agglomérat de bateaux, but de l’excursion : le marché flottant de Cai Rang.  Chacun d’eux est un étal d’une marchandise spécifique indiqué simplement en accrochant ladite marchandise à une perche placée à la proue du bateau. Il y a aussi des maisons flottantes, des bateaux vendant des boissons dont du thé et du café chauds, où d’autres où l’on fait la cuisine et dont l’essentiel de l’espace et occupé par le réchaud.

Marché flottant de Cai Rang

L’après-midi nous souhaitions nous rendre à Vinh Long. A la gare de bus de Can Thô nous nous sommes faits attrapés par des motos-taxis (xe om) qui nous ont proposé de nous amener directement dans un homestay à notre destination.  Les pilotes (chacun le sien), ont calé nos sacs entre leurs jambes et en avant ! C’était à la fois effrayant, avec ces bus et ces camions qui nos frôlaient, et grisant cette sensation de liberté, de ressentir au plus près les trépidations de la vie locale.

Locaux se rendant au marché flottant de Cai Rang

En réalité, nos xe om nous avaient déposés à An Binh, une des îles sur le Mékong,faisant face à Vinh Long. Nous y avons passé le temps entre promenades à vélo, détente dans les hamacs et préparation de notre propre repas vietnamiens sous l’œil expert de nos hôtes. Nous avons partagé ce repas avec un couple d’allemands et malgré leur aide et tous nos efforts, nous ne sommes pas parvenus à tout manger tant les portions étaient gargantuesques.

Repos bien mérité après notre tour en vélo

Je garde un très bon souvenir de cet endroit. Nous y avons erré au hasard sur de petits chemins bétonnés, chevauchant nos vélos au milieu des bananiers, des papayers, des lataniers et des jacquiers, croisant essentiellement d’autres vélos et des piétons, occasionnellement une moto ou deux mais aucune voiture ! Et pour cause, les chemins ne sont pas assez larges. Les enfants nous donnaient du “Hello” et nous faisaient des signes de la main, les adultes sont plus timides mais répondent volontiers aux sourires voire tentaient de nous parler en vietnamien.

Jour 5 : Ho Chi Minh Ville

De retour à Ho Chi Minh City, nous avons visité le quartier chinois de Cholon avec notamment un certain nombre de pagodes et un gigantesque marché couvert avant de retrouver Phuong et son futur mari pour une balade en scooter dans la ville : Sayaka avec Phuong et moi avec son copain. Là encore, super expérience ! L’heure de pointe à Saigon sur un scooter c’est énorme : des véhicules dans tous les sens, essentiellement des 2 roues, qui dépassent par la gauche, la droite, qui coupent la route, un bordel qui semble n’obéir à aucune règle mais qui  fonctionne étonnamment bien.

Temple bouddhiste du quartier chinois – Détail de la toiture

Jour 6 : Temple Caodaï / Tunnels de Cu Chi

Le lendemain matin, nous nous sommes encore levés tôt, cette fois pour partir en tour organisé au temple Caodaï.  La religion caodaïste est une sorte de mélange de tout un tas d’autres : de hindouisme, du bouddhisme, du catholicisme, une touche d’islam. Un dieu unique, représenté par un œil (œil gauche car chez les vietnamiens c’est le côté de l’homme car relié au cœur ), avec qui il est interdit de se faire photographier. Le temple en lui-même fait un peu penser à une mosquée à l’intérieur et une église à l’extérieur. Les disciples (entre 3000 et 4000 dans tout le Viêt Nam) sont vêtus de couleurs différentes en fonction de leur rang dans la hiérarchie religieuse. Nous avons pu assister à une cérémonie, c’était plutôt intéressant.

Temple Caodaï – Extérieur

Le tour organisé s’est poursuivi aux tunnels de Cu Chi, réseau de souterrains dans lesquels vivaient des combattants durant la guerre du Viêt Nam. Je suis descendu dans dans l’un d’eux et nous avons également fait une traversée de 100 mètres accroupis dans un second. On a du mal à croire que des gens pouvaient vivre là-dedans. Nous avons aussi été impressionnés par l’ingéniosité déployée pour concevoir des pièges destinés à neutraliser les envahisseurs.

Entrée d’un des tunnels de Cu Chi

Jour 7 : Ho Chi Minh Ville

Le premier jour du mariage est alors arrivé.  Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez ici une description détaillée de l’événement vu à travers mes yeux occidentaux.  Ayant terminé plus tôt que nous pensions, nous avons mis à profit l’après-midi pour commencer l’exploration de Ho Chi Minh City à pied. Nous l’avons terminé le jour suivant en visitant notamment le Palais de la Réunification, la Pagode de l’Empereur de Jade et le musée d’histoire. Il était alors temps d’aller finir ce mariage commencé la veille, en nous rendant à la soirée dont le récit se trouve au même endroit.

Jours 8 et 9 : Mui Ne

Baie de Mui Ne – Bateaux de pêche au mouillage

Le voyage en direction du Nord a  alors commencé avec un premier arrêt à Mui Ne que nous avons rejoint en bus. L’un de ses attraits majeur est sa plage, dont nous n’avons que peu profité en raison d’une houle assez forte. Nous avons compensé par une excursion organisée par l’hôtel dans les dunes de sables à proximité. Nous avons tout d’abord été déposés au Fairy Stream, avant de faire halte au port de pêche de Mui Ne, avec toujours son lot d’enfants essayant de nous vendre des babioles (au ruisseau c’était pour garder nos chaussures qu’ils voulaient se faire payer). Nous avons poursuivi vers les dunes de sable blanc.

Dunes de sable rouge vs dunes de sable blanc

Là aussi un paysage superbe, malheureusement gâché par la présence de quads chevauchés par des touristes. C’était tout de même exceptionnel et vraiment inattendu. Nous y avons même vu une touriste stupide marcher dans du béton frais et y laisser sa tong ! Au retour nous avons admiré le coucher de soleil sur des dunes de sable rouge où c’est des luges que l’on a essayé de nous refourguer. Nous avons terminé la journée par un resto servant la spécialité locale, surprenante pour une ville côtière : des brochettes de chèvre.

Coucher de soleil sur les dunes de Mui Ne

Jours 10 et 11 : Nha Trang

Un trajet en bus de nuit nous a ensuite amené à Nha Trang, notre second et dernier stop balnéaire du voyag e. Nous avons passé la première matinée à la plage à rentabiliser la location de nos transats sous parasol. La mer était vraiment beaucoup plus agréable qu’à Mui Ne et malgré les grosses vagues. L’après-midi nous nous sommes promenés tranquillement dans la ville et j’y ai trouvé un restaurant français avec un sticker “Chambéry” qui sert de la tartiflette !

Le téléphérique reliant Nha Trang au parc d’attractions de Vinpearl

Le lendemain nous nous sommes levés tôt pour aller à notre tour de snorkelling (nage avec masque, tuba et palmes pour observer les poissons). Dix minutes de mini-bus et 45 minutes de bateau (très lent) agrémentés de quelques explications de notre guide au fort accent et nous voilà arrivés  au premier spot de snorkelling. C’était chouette, surtout les coraux, mais il y avait assez peu de poissons, trop de plongeurs et une eau assez fraîche. Un montréalais nous à choisis pour cible de ses monologues et nous nous sommes réfugiés sur le toit du bateau, tant pour lui échapper que pour nous faire sécher.

Nous sommes repartis pour un deuxième tour de snorkelling,  où cette fois il y avait plein de poissons, de l’eau turquoise et assez chaude. Sayaka a même vu un calamar que je n’ai qu’entraperçu. Après le repas nous avons filé vers le dernier spot de snorkelling.

Sayaka sur le bateau vers le spot de snorkelling

Ce coup-ci nous ne sommes pas restés très longtemps dans l’eau mais nous avons malgré tout tous les deux réussi à nous faire piquer par une méduse. De retour en ville nous avons flâné, croisant une foule de touristes russes. Ils sont incroyablement nombreux là-bas, tellement que la plupart des restos proposent un menu en russe et que les serveurs nous ont même parlé en russe avant d’essayer en anglais ! Il y a même un restaurant MOKBA et un autre CCCP, c’est pour dire…

Jours 12 et 13 : Hoi An / My Son

Le trajet suivant était de nuit également mais en train cette fois. J’adore prendre le train en Asie car partout (à l’exception du Japon) les passagers s’y comportent comme à la maison. Nous partagions le compartiment avec trois vietnamiennes qui dormaient déjà quand nous avons embarqué vers 20h30 ce n’était donc que justice qu’elles se réveillent à 4 heures du matin et se mettent à jacqueter et à prendre leur petit-déjeuner sans la moindre considération pour notre sommeil. Au moment de débarquer à Danang il leur a fallu pas moins de quatre allers-retours pour vider le compartiment de leurs valises.

Un des demeures des familles influentes de Hoi An

Notre destination n’était pas Danang mais Hoi An que nous avons rejointe en taxi, partagé avec un autre couple de touristes. Nous avons démarré les visites par la maison/chapelle familiale Tran qui était jolie mais où on nous a soûlé à vouloir nous vendre tout et n’importe quoi, en particulier toutes les sortes de reliques imaginables. Ensuite nous sommes allés à la maison des 5 congrégations, celle du Fujian et la maison Tan Ky avant de finir par le pont japonais. Nous avons été déçu en voyant constatant que le pont n’avait rien de japonais, avant de nous rendre compte qu’il ne s’agissait pas du bon pont…

Pont non japonais de Hoi An

Nous avons enchaîné par la visite de la maison communale de Canton avant d’aller assister à une séance de danse et musique traditionnelle à l’atelier d’artisanat. C’était intéressant et même charmant par certains aspects, d’autant plus que ça ne durait que quinze minutes et que c’était gratuit. Je ne m’en serais pas farci deux heures mais ce petit échantillon était plaisant. La ville de nuit est très séduisante, et ce fut un régal d’arpenter ses ruelles à la fraîcheur nocturnes malgré le nombre considérable de touristes.

Devanture de restaurant dans le centre de Hoi An

Après une nuit réparatrice dans un lit immobile, nous avons embarqué un peu avant huit heures du matin dans un vieux bus Hyundai (le chauffeur devait systématiquement s’y reprendre à deux ou 3 fois pour passer la première) à destination de My Son. Le temps de récupérer tout le monde dans des hôtels aux 4 coins de la ville (dont un accueillant un CE Renualut que je soupçonne être Renault écrit à la vietnamienne) et nous voilà en route pour le complexe de temples. Pour une fois, le guide n’avait trop d’accent et était très compréhensible. Au milieu de la jungle nous avons observé des temples millénaires. Malgré la chaleur étouffante j’ai été impressionné par la beauté et l’état de conservation des différentes structures. Enfin, celles que les bombardements ont épargné. Un énorme cratère atteste du pilonnage américain pendant la guerre du Vietnam. Les Français quant à eux (découvreurs du site ) avaient volé les têtes des statues, soi_disant pour les protéger, ce qui n’est guère mieux. Sans ces dégradations, le site serait comparable à Angkor, certes en plus petit, mais en plus ancien. En tout cas c’était superbe.

Ruines de My Son

De retour en ville nous avons acheté un sandwich au minimart, à un Lillois avec qui nous avons un peu discuté, puis nous avons pris un autre bus (pourri) à destination de Hué. A peine de la place pour les jambes et mal au fesses à l’issue d’un voyage agrémenté de très beaux paysages à base de collines verdoyantes et de bord de mer.

Bas relief restauré à My Son

A notre arrivée nous avons galéré pour trouver un taxi. Une fillette d’une dizaine d’année a voulu nous aider mais nous avons trouvé un taxi avant qu’elle n’ai pu faire grand chose et elle semblait toute déçue de ne pas avoir pu nous aider plus. En tout cas c’était sans doute la vietnamienne parlant le mieux anglais que nous ayons rencontrée.

Jour 14 : Hue 

Entrée de la citadelle de Hue

L’attraction principale de Hue est sa citadelle impériale. Nous en avons commencé la visite par le palais Thai Hoa puis celle du temple To Mieu et de la résidence Dien Tho, celle de la reine. Trois bâtiments très beaux et bien conservés. Nous avons croisé un groupe de Français avec évidemment des râleurs et avons été assourdis par des centaines de cigales qui crissaient dans les arbres. Nous avons aussi écouté un peu de musique impériale puis carrément assisté à une représentation théâtrale au Théâtre Impérial. Le reste du site est en ruines ou en reconstruction mais il semble énorme. C’est vraiment triste que tant de choses aient été détruites par les guerres. 

 

Sayaka sous le portique à l’entrée de la citadelle de Hue

 L’après-midi nous sommes partis faire un tour de vélo le long de la rivière. Le tour a été de courte durée car les vélos (prêtés gracieusement par l’agence nous ayant vendu les billets de train pour Sapa) étaient assez pourris, en particulier la selle qui nous a défoncé le fondement. Au retour nous avons fait un tour jusqu’au musée impérial, sis dans un superbe bâtiment et riche d’une très belle collection. 

Moines bouddhistes devant une échoppe

Jours 15 et 16 : Son Trach / Phong Nha Ke Bang

Nous avons embarqué dès 6h30 dans notre bus pour le parc de Phong Nha Ke Bang. Le temps comme d’habitude de faire le ramassage de tout le monde et de retrouver notre ami Japonais rencontré à My Son, nous avons quitté Hué vers 7h30. Nous avons fait un stop rapide et un peu insipide à Holy Land, un lieu de pèlerinage où la vierge serait apparue plusieurs fois et où maintenant se dresse les restes d’une église partiellement détruite par la guerre ainsi qu’un monument bizarre non identifiable. Nous sommes passés par le 70° parallèle et la DMZ où le chauffeur a fait un peu de pub pour son tour, et vers midi nous sommes arrivés à Son Trach après une fin de trajet cahoteux qui m’a une nouvelle fois démoli l’arrière-train et manqué de peu de nous fracasser le crâne.

Nous avons repris un minibus, un autre cette fois et complètement bondé avec tous les gens qui voulaient visiter Paradise Cave et non Phong Nha cave (c’est ce que nous avions réservé mais nous avons finalement payé une rallonge pour Paradise Cave). Trente minutes de trajet étouffant plus tard (le chauffeur avait coupé la clim pour éviter de surchauffer le moteur) et nous sommes arrivés sur le site. Il nous a fallu encore faire un petit tour en voiture électrique et monter un sentier bétonné à un rythme effréné (le guide avait mis une musique techno sur son téléphone pour donner la cadence et criait sur le refrain pour nous donner de l’allant en jetant exagérément les bras en avant à chaque foulée, ça nous a bien fait marrer).

Paradise cave (les escaliers à gauche donnent une idée de la hauteur de la grotte)

La grotte en elle-même est magnifique et immense, elle mesure jusqu’à 80 mètres de haut au point le plus profond et nous avons visité le premier de ses 31 km de longueur ! Tout au long de la visite notre guide nous a montré des formation rocheuses et donné une explication de ce que cela représente pour lui. Je retiendrai l’aigle, la fille sexy, le couple allongé (attention, c’est un couple marié !) et le sexy boy, un phallus surdimensionné.

Paradise cave

A la descente le guide a remis une musique différente mais là aussi il est allé à fond. Le minibus nous a déposé à Son Trach et nous nous sommes mis à la recherche d’un hôtel. Nous avons pris celui qui était indiqué dans le Lonely Planet, passable avec un staff parlant à peine l’anglais et internet qui ne marchait pas. 

Nous sommes repartis en quête d’internet et avons fini par trouver un auberge de jeunesse super sympa avec internet gratuit, un bar et un resto. Quelle déception de ne pas l’avoir trouvée avant l’autre hôtel ! Nous nous y sommes renseignés pour la location de vélo pour le lendemain et sommes partis nous coucher.

Le lendemain nous nous sommes mis en route de bonne heure avec notre petite carte tracée à la main, sur nos vélos de location et nous avons un moment longé la rivière, croisant des vaches, des centaines de grenouilles minuscules, des chiens errants – ou non, difficile à déterminer – et des gens forts aimables qui nous saluaient fréquemment, même ceux travaillant dans les rizières et les champs. Au débarcadère du “ferry” Sayaka a même été accostée en vietnamien.

Sayaka traverse un gué à vélo

Ensuite nous avons quitté la route goudronnée pour rejoindre un chemin en terre. C’était très joli, les couleurs des rizières, des arbres, quelques vaches et buffles, quelques paysans ça et là affairés aux champs sous une chaleur déjà bien présente à 8h30. Nous avons gravi une colline (difficilement) et l’avons redescendue avec un plaisir légèrement entaché par la pensée de devoir la regrimper au retour. Nous avons trouvé un panneau indiquant “The pub that serves cold beer” mais comme il fallait traverser la rivière à pied, en l’absence de pont, nous avons poussé un peu plus loin jusqu’à une jolie église de campagne.

Vietnamiennes au travail dans les champs

En revenant nous sommes passés devant une école où une jeune garçon nous a salué. Il m’a fait un signe que je n’ai pas su interpréter et j’ai continué mon chemin mais en passant à sa hauteur il a accroché le vélo et, avant que je ne comprenne ce qui se passe, il était assis sur mon porte bagage. Il était monté sans que je m’arrête ! Je l’ai transporté un peu et il est redescendu, sans oublier de me remercier 🙂

Il était alors temps de prendre une boisson fraîche, aussi avons nous retiré les chaussures et chaussettes et avons traversé cette rivière sous le regard amusé de deux locaux. Nous sommes enfin arrivés au “pub” où nous sommes restés un bon moment à profiter de l’ombre, à discuter et à compter les poussins qui gambadaient autour de nous. Le chiot local a même décidé de grignoter mes chaussures. Le pub était en fait une simple paire de bâtisses en béton brut, une varangue avec un billard et quelques hamacs mais c’était super calme et reposant (les motos ne peuvent pas passer la rivière), un vrai plaisir de s’y arrêter.

Vélo garé au bord d’une rizière

Il nous a malheureusement bien fallu repartir sous une chaleur de plus en plus écrasante. Nous avons retraversé la rivière à un autre endroit, plus large et plus profond où j’ai du aider Sayaka avec son vélo. Nous avons refait le chemin inverse jusqu’à une bifurcation en quête du bien nommé Lake House Resort où nous avons savouré une bière bien fraîche en admirant le lac. Nous en avons profité pour manger avant de repartir dans la fournaise. Sur le chemin du retour nous avons épuisé notre réserve d’eau et remis 2 fois de la crème solaire, sauf sur le dos de nos mains et c’est bien entendu là que nous avons cramé.

En vélo sur les chemins de la campagne vietnamienne

Nous avions alors 45 minutes à occuper en attendant notre pickup à l’hôtel qui devait nous ramener à la gare de Dong Hoi. En tout cas c’est ce que nous pensions. Tandis que nous buvions un mango shake au Easy Tiger notre pickup est venu et reparti. Nous l’avons découvert en revenant à l’hôtel à 15h30, heure à laquelle nous pensions être récupérés. Heureusement en donnant le numéro de téléphone de l’agence à notre réception, la fille a appelé et nous avons été embarqués dans un autre bus à 16 heures. Il s’agissait de notre guide de la veille et d’un groupe de Japonais essentiellement. Sayaka a donc partagé une banquette avec 3 de ses compatriotes tandis que je prenais place sur un siège en plastique dans l’allée, dans l’impossibilité de remuer d’un pouce une fois assis.

Dégustation d’un bol de pho en terrasse avant de prendre le train pour Hanoi

Le trajet jusqu’à Dong Hoi fut long et douloureux mais nous sommes finalement arrivés. Le trajet en train fut là encore difficile : des toilettes nauséabondes, des cafards dans la cabine et des secousses en permanence qui ont rendu notre sommeil entrecoupé et pas très réparateur, d’autant plus que le train est arrivé à 5 heures du matin à Hanoi !

Jour 17 : Hanoi

A la terrasse d’un café ayant un style parisien, devant un carrefour un peu parisien et une météo parisienne j’ai, ce matin-là, mangé une baguette avec beurre et confiture. On pourrait croire que je fais le Français de base mais j’ai quand même bu un café vietnamien au lait concentré. Et à ma décharge, j’avais commandé un riz gluant aux saucisses chinoises mais il n’y en avait pas, seulement du pho dont j’avais déjà mangé un bol la veille au soir.

Gymnastique au carrefour

A la descente du train nous avions été accostés par une horde de taxis qui voulaient nous charger 100000VND pour nous déposer à la vieille ville. Devant notre refus, les prix sont descendus à 60000VND mais nous avons continué à chercher un taxi qui veuille bien utiliser son compteur. Verdict : 54000VND, nous avons bien fait d’insister.

Voie de chemin de fer au milieu des habitations

Nous sommes allés à l’agence de voyage récupérer nos billets de train pour Sapa et nous y avons laissé nos sacs. La commerciale a essayé de nous vendre un tour pour la baie d’Halong, un minibus entre Lao Cai et Sapa, un hôtel à Sapa et un tour de Hanoi. Nous avons réussi à lui échapper et avons commencé l’exploration de la vieille ville. C’était sympa, animé, coloré et bruyant. Tellement que, trop fatigués par la mauvaise nuit passée dans le train, nous avons pris un taxi pour le musée d’ethnographie. Nous y avons passé toute la matinée au calme en engrangeant de la connaissance sur les 53 minorités ethniques du Vietnam (en particulier nous y avons découvert un objet nommé “règle pour mesurer les cochons” qui nous a bien fait marrer) et en visitant des maisons traditionnelles reconstruites dans le jardin du musée.

Jeunes skaters devant la statue de Lénine

Nous sommes avons alors bu un coup au café Kah Binh où juste pour l’anecdote, une scène du film “Indochine” avec Catherine Deneuve a été tournée. Pour finir nous avons visité le palais de la littérature où nous avons connu un échec monumental en loupant une partie du temple (un passage vers la dernière cour nous avait échappé) qui au demeurant était très calme et très joli. 

Rue de Hanoï

Jour 18 : Sapa

A la gare de Lao Cai, après une nouvelle nuit dans le train, nous avons trouvé une personne tenant un papier à mon nom : notre pick-up pour l’hôtel. En montant vers Sapa nous sommes entrés dans le brouillard. Nous avons fait une première balade en ville et vu l’église construite en 1926 par des français, la place de rassemblement (très communiste par son style) et le lac.

Vue depuis le train entre Hanoï et Lao Cai

Nous avons ensuite décidé de descendre à Cat Cat. Le brouillard s’étant levé un peu nous avons eu une très jolie vue sur les rizières et la vallée. Nous avons été suivis par quelques femmes Hmong noir qui voulaient nous vendre leur artisanat et nous sommes acquittés du droit d’entrée au village. Le début était surtout une succession d’échoppes pour touristes : tissages, sculpture sur pierre et autres dont les vendeurs n’étaient pas trop insistants. C’était une très belle balade avec une cascade à l’arrivée, la traversée d’une bambouseraie, des buffles, poulets et canards aperçus et un peu trop de Français dont une débile qui a pris en photo une vieille dame qui faisait clairement signe qu’elle ne voulait pas.

Travail agricole avec un buffle

Il y avait aussi un spectacle de danse et de musique traditionnelles  en bas mais je pense qu’on en avait vu assez depuis le début du voyage donc nous avons fait l’impasse. La remontée nous a pas mal tués (nous l’avons faite à pied et pas en moto malgré de nombreuses sollicitations) mais après tout ce que nous avions mangé le midi il fallait bien ça pour éliminer. De retour à l’hôtel nous avons dormi 2 heures avant d’assister à un orage aussi bref que violent, qui a d’ailleurs provoqué une brève coupure de courant dans le village. 

Jour 19 : Sapa / Ta Van

Au matin nous avons trouvé une météo plutôt clémente pour démarrer notre randonnée de deux jours. Nous nous sommes mis en route avec notre guide Hung (a.k.a. Bob) et deux femmes Hmong noires. La balade a commencé sur la route goudronnée puis s’est poursuivie sur une piste caillouteuse en enfin sur un chemin de terre. Au fil de la promenade, notre guide nous a expliqué un tas de choses très intéressantes, répondant sans hésitation à nos questions et nous racontant un peu sa vie au passage.

Rizières en terrasse

Les paysages que nous avons parcourus étaient splendides, agrémentés d’une foule de détails pittoresques qui n’ont pas manqué de charmer notre côté touriste. Les femmes Hmong ont aidé Sayaka quand le chemin devenait un peu plus difficile. En effet, Hung nous ayant laissé le choix nous avons opté pour le trajet de 10 km au lieu de 7. Celui-ci passait au milieu des rizières, sur des chemins très étroits contrairement à l’autre qui suivait la route goudronnée. Nous nous sommes félicités de notre choix car nous étions les seuls touristes sur ce chemin.

 

Village Hmong

Nous avons vu des tas de volailles, cochons, buffles, croisé des enfants en route pour l’école et j’ai même joué au da câo avec eux et Hung (il s’agit d’un jeu évoquant le badminton où l’on frapperait le volant avec ses pieds au lieu d’une raquette).

En pleine partie de da caô, je me suis fait corrigé évidemment

Les femmes qui nous suivaient nous ont fabriqué un petit cheval chacun à base de tiges de plantes locales et nous ont accompagnés jusqu’au déjeuner a Lao Chai où elles ont voulu nous vendre de l’artisanat. A côté de nous des  touristes allemandes ont été odieuses avec leur guide en le critiquant sans prendre le moindre recul, ça m’a énervé et nous sommes sortis. Nous avons repris la promenade en faisant une pause dans un atelier de confection Hmong et sommes arrivés au homestay au bord de la rivière. La maison est sur 2 étages avec un petit coin “feu de bois” typique pour les touristes et une douche pourvue d’eau chaude que nous avons utilisée avec délectation.

Au coin du feu au homestay

Nous avons trouvé un petit bar dans le hameau, pris une bière et offert un Coca à Hung avec qui j’ai fait une partie de billard : il m’a battu de 2 billes, et encore je suis passé près de la correction. Nous avons ensuite joué l’un contre l’autre avec Sayaka et elle a gagné puisque j’ai empoché la noire . Nous sommes alors rentrés au homestay pour prendre un repas et plus trinquer au vin de riz (cul-sec à chaque fois) avec nos hôtes et Hung.

Jour 20 et 21 : Ta Van / Sapa

Nous avons plutôt bien dormi dans le homestay malgré un matelas bien dur, des cancanements très matinaux et une grosse pluie sur le toit en tôle. Nous nous sommes mis en route pour notre second jour de randonnée, sans pluie mais sous la grisaille, accompagnés de trois femmes Hmong noires.

Ecoliers pendant la récréation

Le début du chemin était tranquille mais nous avons rapidement entamé un petit chemin terreux qui s’était transformé en boue sous la pluie matinale. C’était glissant et sale, donc très fun. Sayaka a bénéficié de l’aides de nos trois accompagnatrices pour ne pas glisser tandis que je refusais leur sollicitations sous un accès de fierté toute masculine.

Femme Hmong et son enfant

Les panoramas bien que brumeux restaient magnifiques avec toujours des rizières en terrasses inondées, une superbe palette de couleurs et des photos qui ne rendront jamais justice à la beauté de ces paysages.

La balade s’est poursuivie entre les rizières. Nous marchions sur les rebords (peut on parler de margelles?) des terrasses. Comme elles étaient faites de glaise nous n’avions au bout de 5 minutes plus aucun crampon sous nos chaussures mais environ un kilo de terre agglomérée. C’était encore plus casse-gueule qu’avant et j’ai bien failli me vautrer 2 ou 3 fois. Sayaka quant à elle a continué de profiter de l’aide des femmes Hmong.

Sayaka en pleine traversée des rizières

C’était moins de marche que la veille mais tout aussi fatiguant à cause de ce chemin pourri. Nous avons fini par arriver au village Giang Ta Chai où vivent les Dzao rouges. Nous avons pu voir l’intérieur d’une maison avec l’âtre central et les deux étages de couchages. Nous avons terminé la balade le long de la rivière et évidemment les femmes ayant aidé Sayaka ont tenté de nous vendre de l’artisanat. Nous sommes remontés jusqu’à la route où nous avons attrapé en minibus qui nous a ramené à Sapa.

Les champions à la fin de la randonnée

Le lendemain nous avions réservé un cours de cuisine. Il a commencé par un vin chaud suivi par une visite au marché. C’était très intéressant , le chef nous a expliqué un peu quels sont les produits locaux et comment ils sont utilisés (cuisine, médecine, boisson) et nous avons appris plein de choses. J’ai entre autres découvert le poulet noir (nommé ainsi à cause de la couleur de leur peau), le gecko séché pour se guérir et le vin au scorpion et serpent. Nous en avons profité pour acheter un kilo de thé pour 1.5€ (qui s’est avéré être bien trop astringent et par conséquent imbuvable). Le chef a lui aussi acheté du thé mais frais et non séché comme on en boit habituellement, des nouilles, du canard, du soja, des galettes de riz, de la saucisse et une fleur de banane.

Sur le marché de Sapa

Nous sommes alors retournés au resto et avons commencé à cuisiner. Rouleaux de printemps frais préparés par Sayaka, pho bo préparé par mes soins, salade de papaye verte façon Sayaka et enfin canard au miel et au gingembre que j’ai mitonné. Nous mangions les plats que nous avions préparé avant de passer à la préparation (et à la dégustation!) suivante.

Sayaka en pleine préparation

Le chef nous a beaucoup aidé; il était super sympa et expliquait très bien, nous laissant le temps de faire des photos et de prendre des notes. Nous nous sommes régalés et avons explosé nos estomacs. Le pho était finalement le moins bon des plats que nous avons mangé. Nous avons terminé par une crêpe au chocolat et avons reçu un certificat prouvant que nous pouvons cuisiner vietnamien ainsi qu’une photo avec le chef. Super expérience, même le thé frais, la saucisse et les galettes de riz soufflés étaient succulents !

Notre salade

L’après-midi suite à notre cours de cuisine nous n’avons pas fait grand chose, si ce n’est passé un moment à la fête sur la place du village où avait lieu un concours assez original : les participants devaient lancer une sorte de balle attachée au bout d’un fil à travers un cerceau placé à une dizaine de mètres de haut. Impressionnante de dextérité, une des participantes à réussi presque tous ses lancers.

Diplômés de cuisine vietnamienne !

Il a fini par être l’heure de prendre le bus pour Lao Cai. Nous avons fait un faux départ avec un bus défectueux puis avons finalement rejoint Lao Cai où nous avons attendu dans un resto qu’il soit l’heure de notre train. Un groupe de français attendait avec nous et nous avons essuyé un véritable déluge agrémenté de vents violents. L’eau s’infiltrait de partout dans le resto : par les fenêtres et le long des murs. Deux pannes de courant plus tard, nous sommes allés à la gare et avons embarqué dans un nouveau train de nuit.

Jour 22 : Hanoi

Pour cette seconde journée passée dans la capitale du Nors, nous avons tenté la visite du mausolée d’Ho Chi Minh. La foule et la fatigue du voyage nous ont découragé. Nous avons tout de même réussi à voir le musée et la pagode au pilier unique.

Sayaka boit une bia hoi

L’après-midi nous nous sommes promenés en ville et sommes allés prendre une excellente et bien méritée crème glacée chez le glacier le plus populaire de la ville. L’endroit était bondé et il a fallu se battre pour obtenir nos cônes. 

Jour 23 à 25 : Baie d’Ha Long

Le minibus est venu nous chercher vers 8h30 et Happy le guide (aussi ridicule que cela paraisse, c’est ainsi qu’il se faisait appelé) nous a raconté l’histoire de la baie d’Ha Long, comment allait se dérouler la croisière et sa vie par la même occasion durant une partie du voyage jusqu’au port. Le temps était maussade mais nous avons pu voir quelques premières îles à travers la brume. Très joli. Moins jolie fut l’annonce du guide nous indiquant que le management de la baie d’Ha Long attend le dernier bulletin météo avant de nous autoriser à embarquer. Nous avons attendu une bonne demi-heure dans l’inquiétude et avons finalement été autorisés à partir. Ouf ! J’aurais été trop dégoûté de devoir repartir vers Hanoi.

La baie 

Deux navettes nous ont amené à la jonque qui serait notre maison pour trois jours. Check-in dans notre superbe cabine avec salle de bains, bouteille de vin offerte et cadeaux spéciaux pour avoir réservé en ligne : une cravate de soie et une écharpe de la même matière. 

Notre cabine

Les nuages et la brume se sont dissipés un peu et nous avons pu admirer les formations karstiques de la baie, c’est simplement incroyable. Nous avons fait halte à un village de pêcheurs sur la baie, fait de maisons flottantes et disposant même d’une école. Là nous avons fait un tour en barque sur la baie, où la traversée d’une grotte nous a amené au milieu d’une crique fermée, très séduisante. 

Des enfants vendent des fruits aux touristes

De retour sur la jonque, nous avons appris à faire des nems vietnamiens qui sont similaires, pour ne pas dire identiques, aux nems thaïs. Nous sommes alors retournés sur le pont supérieur pour profiter du soleil couchant et nous avons eu droit à la sunset party : nos nems nous ont été servis avec un verre de vin de Dalat.

Coucher de soleil sur la baie

Le lendemain, nous avons embarqué sur le day boat pour nour rendre à la pearl farm (ferme de culture de perles) en faisant connaissance avec Wayne, Rosalie et un couple d’américains, tous très sympa. Wayne m’a dit que j’avais un léger accent américain, ce qui a eu un effet désastreux sur mon ego, comme on peut s’en douter. La visite  de la pearl farm était intéressante, nous avons appris comment les perles de culture étaient fabriquées (technique japonaise!), quels types d’huîtres sont utilisés et le temps qu’il faut pour obtenir une perle : de 18 mois à 4 ans !

Nous avons ensuite fait un tour en kayak sur la baie, profitant du superbe paysage malgré nos déboires pour avancer droit, ce qui n’a pas manquer de nous faire beaucoup rire. Là aussi c’était une super expérience. Nous sommes passés par des grottes pour atteindre des criques secrètes où nous n’entendions que nos respirations, les cris des oiseaux et ceux des singes. Un de ces passages était très étroit et peu profond à cause de la marée basse ; nous avons été pris dans un embouteillage de kayaks, là aussi très marrant. 

Tunnel naturel

L’après-midi nous avons navigué jusqu’au swimming point, profitant où l’eau était assez froide et où j’ai tout nagé un petit moment essentiellement occupé à lutter contre le courant pour ne pas me faire entraîner loin du bateau. J’ai fait deux sauts depuis le pont supérieur du bateau pour faire comme tous les mecs et nous avons vu une méduse orange énorme, plus grosse que mon tronc.

Sur le trajet du retour nous avons fait halte sur un îlot pour un peu de marche et une vue aérienne de la baie avant de retourner sur le bateau où nous avons terminé la journée par le visionnage d’une vidéo de propagande touristique vietnamienne.

Figures de proue

Notre dernier jour à Ha Long a débuté tôt car nous devions aller visiter « la plus belle grotte de la baie ». Prise d’assaut par les touristes, nous n’avons pas trop eu une bonne impression au début, d’autant plus que la première cavité était minuscule. Au final la foule s’est diluée et la grotte s’est avérée assez plaisante mais après Paradise Cave c’était forcément un peu décevant.

La plus grand grotte de la baie

La croisière s’est alors terminée et nous avons repris le mini busi. Après quatre heures de trajet et un arrêt dans un autre magasin pour touristes (lire piège à touristes) nous étions de retour à Hanoi. La soirée s’est terminée agréablement avec quelques bia hoi et un repas dans la rue sur de minuscules tabourets au milieu d’une foule de locaux et de touristes.

Jour 26 : Hanoi

Notre dernière journée à Hanoi s’est passée tranquillement. Nous avons mis le cap vers le lac de l’Ouest où nous avons visité le temple Quan Thanh. Sympa mais infesté de moustiques, nous avons donc rapidement filé vers la pagode Tran Quoc située sur une île au milieu du lac. Là aussi une horde de moustiques (et de français) nous a poussé vers la sortie assez rapidement. Nous avons alors poursuivi autour du lac. 

Dans une maison de village à l’excellent musée d’ethnographie

Au cours de la balade nous avons vu le mausolée d’Ho Chi Minh et la citadelle de Hanoi, sans grand intérêt. Nous sommes retournés vers le lac Hoan Kiem près duquel nous avons tué le temps avant de retourner à l’hôtel prendre les sacs et partir pour l’aéroport dans notre voiture privée.

Apéro vietnamien

Sur le trajet nous avons encore halluciné sur le trafic vitenamien: les motos faisant demi-tour sur la 4 voies, les piétons qui traversent la voie rapide, etc. J’ai aussi bien rigolé en voyant un mec sur sa moto qui faisait tournoyer un sac plastique pour s’amuser mais qu’il a fini par lâcher, envoyant voler son contenu au milieu de la route. Hilarant.

Jours 27 et 28 : Dubai

Arrivés à Dubaï à 4h30 heure locale et première impression : c’est riche et clinquant. Le hall de récupération des bagages et de formalités d’immigration est démesuré et tout brille et reluit. Au moment de retirer de l’argent j’ai constaté avec horreur qu’il me restait 5 millions de dongs vitenamiens qui étaient dissimulés au fond de ma pochette. Consterné par ma bêtise j’ai voulu les changer en dirhams mais le taux était vraiment trop désavantageux, j’ai donc retiré 500 dirham, soit environ 100 euros.

Burj Dubaï vue depuis la médina  

Notre première balade nous a permis de trouver un peu nos repères, d’apercevoir Burj Khalifa au loin avant de nous rendre au Madinat Jumeirah. C’est un quartier à l’architecture typique (bien que récent) où il est très agréable de se promener le long des canaux en admirant Burj Dubai, la tour en forme de voile de bateau.

Tellement typique…

Sur le trajet du retour nous sommes repassés devant Burj Khalifa et ses 828 mètres ainsi qu’à travers le financial district. J’ai un peu eu l’impression de traverser un mélange de Manhattan et de Las Vegas. Autant de gratte-ciel qu’à New York mais avec des design et des formes évoquant l’extravagance de Vegas. Nous avons aussi remarqué que la moitié des immeubles semblaient inoccupés : des panneaux “A louer” étaient présents un peu partout.

Squelette de dinosaure dans le centre commercial Dubaï Mall

Notre objectif de l’après-midi était le Dubaï museum. C’était une étape culturelle très intéressant, le musée est très bien fait avec de beaux dioramas et des explications très détaillées. Trop détaillées même compte tenu de notre état de fatigue. Nous avons fait un tour dans le quartier autour du musée en allant dans le souk puis en allant visiter le vieux quartier de Bastakiah, là aussi très joli bien qu’envahi d’un groupe de touristes chinois.

Marché aux poissons

Nous sommes retournés à l’hôtel et là, impossible d’ouvrir notre chambre. Nous avons fait changer, les clefs : pas mieux. Au final après avoir passé presque 30 minutes dans le couloir à attendre, quelqu’un a ouvert la porte avec une clef non magnétique. Nous nous sommes forcés à ressortir, en indiquant à la réception de l’hôtel qu’ils pouvaient réparer la porte. L’objectif était de voir Burj Khalifa de nuit mais nous avons poussé jusqu’au Dubaï mall. Là c’est Dubaï dans toute sa splendeur : la patinoire, l’aquarium avec des requins, des raies manta et des centaines d’autres poissons, une cascade artificielle, tout ça dans un centre commercial gigantesque. C’était intéressant de voir jusqu’où l’on peut aller dans la démesure et quand même assez fun. Nous sommes rentrés à l’hôtel pour constater que la porte de notre chambre n’avait pas été réparée ! Il nous a encore fallu attendre l’intervention de quelqu’un pour aller nous coucher.

Burj khalifa

Le dernier jour du voyage nous avons obtenu un transport gratuit jusqu’à l’aéroport après avoir gueulé pour l’histoire de la porte et nous sommes partis pour le quartier des marchés. Tout d’abord le marché aux poissons, que l’on sent dès la sortie du métro pourtant située à 400 mètres. Très vivant et coloré, surtout la partie fruits et légumes accolée au marché au poissons, j’ai beaucoup aimé.

Souk de l’or

J’ai moins aimé le souk de l’or qui bien qu’impressionnant par la quantité d’or présentée ne m’intéresse pas vraiment (les bijoux c’est pas mon truc décidément). Le marché aux épices était luis aussi ridicule avec trois ou quatre échoppes qui se battent en duel, rien à voir avec celui d’Istanbul. J’aurais presque acheté quelque chose mais le vendeur était vraiment trop insistant. C’était alors la fin du voyage.

Souk aux épices