Réapprendre les bases

J’en faisait mention dans un article précédent et je vais ici développer le sujet de ma rencontre ou devrais-je parler de confrontation, avec l’électroménager japonais. Pour l’instant j’en sors victorieux grâce à l’enseignement de Sayaka, bien qu’il subsiste quelques ratés.

Le panneau de contrôle de la machine à laver

Bien évidemment, comme vous pouvez le constater sur l’exemple ci-dessus pour la machine à laver, tout est écrit en japonais. La signalétique même est différente : pas de vert pour démarrer et de rouge pour arrêter, pas même un pictogramme pour aider les illettrés (ou peu s’en faut) tels que moi. Non, des boutons violets, rouges, dorés couverts de kanjis.

Fort heureusement j’ai pris quelques cours et je parviens à déchiffrer « sutâto » (start) sur le bouton violet. Pour le reste je m’abstiens d’y toucher et mon linge sera toujours lavé avec le même programme et tant pis pour les pulls en laine !

La face avant du micro-ondes

La même histoire se répète à l’identique pour le four à micro-ondes et la télécommande de la télé qui évoque pour moi le tableau de bord du centre de commande de la NASA. Fort heureusement nous n’utiliserons pas le magnétoscope, déjà assez compliqués à faire fonctionner dans sa propre langue, j’aurais eu tôt fait de défenestrer l’engin.

Citoyen de Matsumoto

Suite à notre installation à Matsumoto, nous devions nous inscrire sur les registres de la ville. Histoire d’être débarrassés des formalités au plus vite, nous sommes rendus à la mairie dès les premiers jours après notre arrivée. Premier constat, nous sommes immédiatement pris en charge et orientés vers le bureau approprié, et rapidement je note qu’à part prouver que j’existe, fournir ma carte de séjour et écrire mon nom dans trois cases, je ne sers pas à grand chose.

Enfin, je rectifie, je me suis quand même occupé de Yumi, et j’ai été en cela grandement aidé par les commodités de la salle d’attente de la mairie offrant un espace de jeux pour les enfants avec des tonnes de livres (en japonais bien entendu), des cubes en mousse et autres peluches.

Au final, une bonne partie de la matinée s’est écoulée avant que nous (i.e. Sayaka) en ayons terminé avec ces papiers. Dès le lendemain nous recevions par la poste nos numéros de citoyen (je ne trouve pas de meilleur équivalent) de Matsumoto, qui doit nous servir pour toute démarche administrative auprès de la mairie, telle que l’inscription à l’école, la demande d’aide financière, etc. J’adore l’efficacité de l’administration japonaise !

Premières impressions

J’y suis depuis 10 jours et j’ai bien entendu déjà quelques impressions à livrer maintenant que mon corps a finalement compris qu’à une heure du matin il faut dormir et qu’il en va de même pour les filles.

Tout d’abord, concernant la vêture féminine en été. Outre une mode fort éloignée de ce à quoi nous sommes habitués en tant que français (mélanger un pantalon à pois et un T-Shirt à rayures, même pour un enfant agresse mes yeux) j’ai découvert les manches amovibles. En effet, le bronzage est tout sauf à la mode ici, je pense que cela donne un aspect paysan que fuit la gent féminine japonaise : ces manches ne sont rien de plus que des manchons de tissu que l’on porte avec un t-shirt à manches courtes, afin de protéger ses bras des ardeurs du soleil. En ce qui me concerne, quand il fait comme ces derniers temps 35°C avec un taux d’humidité autour des 70%, peu me chaux que d’avoir l’air d’un péquenot, tant que je ne me dissous pas dans la moiteur ambiante. Et c’est d’autant plus surprenant que lorsqu’elle pénètrent dans un magasin, forcément climatisé, alors elle troussent ces manches (contraire de retrousser n’est-ce pas) sur leurs poignets, pour un rendu du plus bel effet !

Autre point, beaucoup plus plaisant celui-ci, la courtoisie notamment dans une situation toute simple. Les rues de notre quartier sont très étroites (bien qu’à double-sens, ce qui me fait appréhender la conduite ici…) et ne jouissent pas de la présence de trottoirs. Nous nous rangeons sur le bas-côté avec Yumi lorsque nous nous promenons afin de laisser passer les véhicules. Et systématiquement nous avons droit à un, voire plusieurs, hochements de tête en guise de remerciement de la part du conducteur ou du cycliste. Bon nombre d’entre nous français devraient en prendre de la graine !

Enfin, je parlerai de la propreté. C’est de notoriété publique que le Japon est un pays propre. Et pourtant, il n’y a que très peu de poubelles dans les rues, contrairement à la France. J’en déduis qu’ils ont de meilleures habitudes que nous concernant les déchets qu’ils ne jettent pas aux quatre vents, ou comme il m’a été donné de voir, que beaucoup d’efforts sont faits pour le nettoyage de l’espace public. En effet, alors que j’étais au parc avec Yumi, j’ai vu trois agents de nettoyage qui littéralement balayaient le parc. Principalement pour ramasser les résidus de tonte ce qui semble normal, mais aussi pour retirer les feuilles et branches mortes. Et ils balayaient les espaces de terres battues ! Balayer de la terre battue, j’ai du mal à imaginer une tâche plus vaine. Sans compter qu’ils prenaient le temps de séparer les déchets organiques des rares détritus traînant ça et là. En tout cas cela me donne des éléments pour comprendre le très faible taux de chômage ici. Avec de tels boulots, je ne trouve pas très étonnant l’existence du plein emploi.

Konnichiwa Matsumoto

Nous y sommes ! Notre projet, imaginé au printemps 2016, mûri au cours de l’hiver et vers lequel nous tendions toutes nos pensées récemment s’est concrétisé cette semaine. C’est l’aboutissement de six mois de préparatifs et d’un périple que je m’en vais vous conter.

Yumi et Sayaka à l’aéroport de Lyon

Nos deux derniers jours en France, nous avons été gracieusement hébergés par la marraine de Meï. Nous avons fignoler les bagages, reçu une visite de dernière minute avant notre départ et tenté d’emmagasiner de l’énergie en vue de notre trajet.

Avec les filles dans la salle d’embarquement à Lyon

La première étape en taxi a ravi Yumi qui nous a gratifié d’exclamations telles que « Ouais taxi! » ou encore « Ah ça fait du bien le taxi ! ». Le chauffeur a halluciné devant le nombre bagages que nous emportions, s’interrogeant sur la capacité de son monospace a tout emporter. Avec un peu de méthode nous avons pu tout caser et nous rendre à l’aéroport tous ensemble.

A l’aéroport, Yumi trépignait à l’idée de prendre l’avion et d’aller voir « son Japon ». Tout s’est très bien passé, nous avons même éviter les surtaxes malgré des bagages excédant les 23 kilos. Yumi a adoré le décollage, elle était hilare, lançant un « ça va vite ! » enthousiaste.

Yumi endormie sur mes genoux dans l’avion entre Bruxelles et Tokyo

A Bruxelles nous avons dû courir pour avoir notre correspondance, avec Yumi et Meï ce fut sportif, je vous laisse imaginer. Le second décollage a fait le même effet à Yumi que le premier, à ma plus grande joie. Avec l’excitation elle est resté éveillée jusqu’à 23 heures et a fini par s’endormir sur son siège, d’où elle a manqué de tomber une heure plus tard. Elle a donc dormi en travers de mes genoux, les jambes sur son siège, me réveillant à intervalles réguliers lorsqu’elle changeait de position. Elle a été vraiment adorable tout le long, pas de cris ni de pleurs malgré le manque de sommeil et les repas décalés et à la diététique discutable. Meï quant à elle n’y a vu que du feu, dormant dans sa nacelle tranquillement.

Meï dans sa nacelle

A l’arrivée à Tokyo, je me suis vu délivré un titre de séjour de trois ans m’autorisant à séjourner et à travailler au Japon. Nous avons ensuite récupéré nos bagages, nos poussettes, prenant bien soin d’en oublier un comme cela nous était arrivé en Arménie. La maman de Sayaka nous attendait à la sortie, où nous avons envoyé l’essentiel de nos bagages à Matsumoto. J’avoue m’être entièrement laissé guidé par Sayaka, un peu dépassé par les événements avec la fatigue et la barrière de la langue qui m’a semble insurmontable en ce premier jour.

Nous avons passé notre première nuit à l’hôtel à proximité de l’aéroport de Narita. C’est en bus que nous y sommes allés, nouvelle source de joie pour Yumi qui adore tous les moyens de transports. Elle a souffert du décalage horaire dans a nuit, nous offrant une coupure de trois heures où nous avons chanté des chansons et raconté des histoires afin de tuer le temps en attendant qu’elle se rendorme, vers 2h30 du matin. Autant dire que le réveil à 7 heures le matin m’a fait beaucoup de mal.

Dans le train entre l’aéroport de Narita et Tokyo

Les étapes suivantes se sont faites en train ce qui, vous l’aurez deviné, a fait bondir de joie Yumi, qui en a profité pour dormir une nouvelle fois sur moi entre Shinjuku et Matsumoto. Cette fois c’est le papa de Sayaka qui nous a réceptionné, et bien que nous n’ayons conservé que le strict minimum en termes de bagages, la maman a dû rentrer en bus tandis que nous étions conduit à notre nouvelle maison, pendant que Yumi demandait « Il est où mon Japon ? ».

Yumi fait la sieste dans le train entre Tokyo et Matsumoto

Après trois jours, elle commence à comprendre que notre « maison du Japon » c’est chez nous. Elle a retrouvé beaucoup de ses jouets qui lui font dire « c’est comme d’habitude » (comprendre « c’est comme quand on était en France »). Le décalage horaire commence à s’estomper, et elle a immédiatement reconnu ses grands-parents japonais, à qui elle raconte ses histoires en français mais qui n’en sont pas moins ravis de l’avoir près d’eux.

Meï dans les bras de sa grand-mère japonaise pour la première fois

Il reste encore du chemin à parcourir pour qu’elle se construise un référentiel ici. Elle demande où sont Eline (sa meilleure amie) ou son parrain, demande des « yaourts bleus » de la couleur de l’emballage des yaourts en France et bien sûr du pain, que nous trouvons ici sans difficulté mais qui coûte deux fois et demie ce qu’il coûte en France, pour un goût forcément… différent.

Les filles font la sieste dans le salon à Matumoto

A moi aussi il va falloir du temps pour trouver mes marques dans cette maison que le parents de Sayaka n’ont pas encore eu le temps de déménager entièrement, pour savoir utiliser tous les appareils électroménagers (avec des boutons entièrement en Japonais, c’est compliqué) et surtout pour réussir à communiquer. La panique initiale est passée et je retrouve un peu de mon japonais, toutefois la barre reste haute et trois ans ne seront pas de trop pour parvenir à un niveau qui me satisfasse.

Sayonara Villeurbanne

Il nous aura fallu plusieurs mois pour trier, empaqueter, donner, vendre, recycler, voire jeter lorsque les options précédentes ne pouvaient pas s’appliquer. Ce fut d’ailleurs une source de tergiversations entre Sayaka et moi, elle qui n’a aucun scrupule à se débarrasser de ce qui ne sert plus, et moi qui souffre de jeter des objets pouvant encore servir. Fort heureusement, depuis peu une Givebox (boîte à dons) a été installée juste en bas de (ex) chez nous, ce qui a permis de rétablir la paix dans notre ménage.

Pendant la semaine écoulée nous avons campé dans notre propre appartement, le lit ayant été démonté, la table du salon également et la vaisselle mise en carton. A l’exception des affaires de filles, il ne restait plus grand chose.

Hier nous avons vidé l’appartement bien que nous ne fussions pas encore tout à fait prêts. Mon père est arrivé à 7h du matin du Haute-Savoie (merci papa!) et pendant 3 heures nous avons fait des allers-retours entre le septième étage et le camion garé dans la rue, rayant méchamment le parquet au passage, tandis que Sayaka finissait tant bien que mal d’emballer ce qui n’avait pas eu le temps de l’être.

Il nous a fallu deux heures de route et encore une heure de travail pour retourner en Haute-Savoie, vider le camion, ranger un maximum de choses dans un minimum d’espace dans le deux pièces de mes parents, et remonter le canapé en essayant de ne pas rayer le parquet le nouvelle fois.

Voilà donc, depuis hier soir nous ne sommes plus Villeurbannais mais Lyonnais car hébergés chez des amis avec tout notre barda, dans l’attente du grand départ demain. En espérant que le taxi break sera suffisant pour nous 4, nos 7 valises, les deux poussettes et nos bagages cabine…

Les grandes vacances

Ça y est, mon congé parental a débuté jeudi dernier et me voici donc en vacances pour une durée de trois ans. Je ne réalise pas du tout ce que cela signifie, ça me semble surréaliste. Tout bien pesé, cette période n’aura de vacances que le nom, car s’occuper seul à temps plein de deux petites filles ne sera sans doute pas une sinécure.

Je ne me plains pas, j’ai pris la décision en connaissance de cause. Et je sais déjà que je ne la regretterai pas. Il n’en reste pas moins un léger pincement de coeur a quitter mon boulot, où l’ambiance est presque familiale. J’espère que ce sera toujours le cas en 2020 !

A louer

Parmi les choses importantes à boucler avant notre départ, il nous faut trouver des locataires pour occuper l’appartement en notre absence, et accessoirement en payer le loyer.

Pour ce faire j’ai  décidé de laisser la gestion locative à une agence immobilière, l’éloignement géographique rendant un peu trop complexe une gestion par moi-même.

Fin mai, le loyer avait été fixé et le mandat de gestion locative signé. Je m’attendais donc à avoir rapidement des appels de personnes intéressées pour visiter l’appartement. Calme plat jusque fin juin où nous avons eu deux visites de personnes cherchant un T4. Vraisemblablement l’annonce n’était pas claire quant au nombre de pièces dans l’appartement.

Je vais donc voir sur le site de l’agence immobilière et je découvre que l’appartement est décrit comme étant un T4, et qu’aucune photo ne vient agrémenter l’annonce. Contact pris avec l’agence, il semblerait qu’ils avaient « dans un 1er temps opté pour un T4  car nous avons plus d’internautes qui recherchent un t4 avec un budget de l’ordre de 860 € que de personnes qui recherchent un T3 avec ce même budget » (sic).

Ils m’annoncent donc qu’ils mettent des annonces mensongères pour attirer le chaland. En espérant que les locataires potentiels n’y voient que du feu ? Quant aux photos on me dit que « celles que nous avions faites lors de notre visite n’étaient pas exploitables (trop chargées) ». Donc ils mettent une annonce sans photos, sans même m’en demander d’autres. En ce qui me concerne, sur une annonce sans photo je passe mon chemin, j’interprète l’absence de visuel comme un aveu de la piètre qualité du bien. Bref j’en suis tombé de ma chaise.

J’ai donc pris sur moi de mettre une annonce sur leboncoin. Résultat des courses : une visite le jour même et quatre le lendemain, pour la plupart de personnes très intéressés par l’appartement. Et je ne compte pas les messages auxquels je n’ai pas répondus et ceux pour lesquels j’ai temporisé.

Espérons que le reste de la location sera mieux géré…

Notre destination : Matsumoto

Vue de Matsumoto depuis les hauteurs du parc de Joyama

Assez logiquement, lorsque je parle de notre expatriation au Japon, on me demande à quel endroit nous allons nous installer. La réponse est immanquablement accueillie par un regard dénué de compréhension, suivi d’un « Je ne connais pas » ou un laconique « Ah ok ». Mais rassurez-vous, je ne vous taxerai pas d’ignorance crasse pour votre méconnaissance de cette petite ville. Au contraire, c’est avec plaisir que je vais éclairer votre lanterne.

Mastumoto est située à environ 70 kilomètres au sud de Nagano, chef-lieu de la préfecture et célèbre pour les Jeux Olympiques d’hiver de 1998. Elle est nichée dans une vallée entre les Alpes Japonaises et les hauteurs de Ustukushigahara.

Dans le parc du château avec Sayaka et la mascotte de Matsumoto (hiver 2013-2014)

Il y fait froid en hiver avec des températures moyennes négatives entre décembre et mars, agrémentées de chutes de neige qui raviront Yumi dès cette année. En été les températures sont plus clémentes qu’à Lyon et quoi qu’il en soit la maison sera climatisée et nous ne souffrirons pas de la canicule comme ce fut le cas la semaine dernière, ce qui ravira Sayaka.

Alpes japonaises en hiver

Avec environ 240 000 habitants, Matsumoto est considérée comme une petite ville au Japon. On pourrait la comparer à une ville de la taille d’Annecy si l’on devait faire un rapprochement avec la France, ce qui, en considérant la situation géographique d’Annecy ne serait pas la seule similitude. Ayant dépassé la barre des 200 000 habitants, Matsumoto a acquis le statut de Tokureishi (Ville spéciale) au sein de la préfecture de Nagano, lui déléguant certaines fonctions habituellement réalisées par la préfecture. C’est un peu l’équivalent d’une sous-préfecture en France.

Panorama du château depuis le sud-ouest

La ville présente comme attraction principale son château, classé monument national. Il est l’un des châteaux historiques du Japon (avec ceux de Himeji et de Kumamoto), surnommé « Karasu-jô » (le château corbeau) en raison de sa couleur à dominante noire. Aux alentours, les randonnées à Kamikôchi en été et le ski en hiver sont les activités les plus populaires.

Le château vu du sud-est

Sur le plan culinaire, la région est réputée pour ses soba, nouilles de sarrasin, ses pommes de la taille de pamplemousses et son raisin de table (utilisé pour faire du vin dont je garde un souvenir impérissable : j’ai eu l’impression de boire du jus de cassis). Ah j’oubliais, le wasabi local jouit également d’une bonne réputation.

Une ferme de wasabi

Préparatifs

On s’en doute, une expatriation pour trois ans, ça se prépare. Tout finaliser une semaine avant le départ, ça fonctionne quand on voyage à deux pour quelques semaines, mais avec deux enfants, un appartement et une date de retour aussi lointaine il y a un minimum de choses à prévoir dont voici une liste (non exhaustive).. Rien que de la lire, je suis fatigué…

Faire les démarches de la demander de congé parental

Demander un Certificate Of Eligibility* pour mon visa

Demander le visa de conjoint de japonais

Faire la demande de passeport français de Meï

Faire la demande de passeport japonais de Meï

Réserver les billets d’avion

Mettre l’appartement en gestion locative

Faire des menus travaux dans  l’appartement pour la location

Trouver des locataires

Trier les affaires à conserver (en cours)

Se débarrasser du superflu, de l’inutile et de l’usagé (en cours)

Faire les cartons (en cours)

Faire les valises (en cours)

Vider l’appartement

Résilier tous les contrats et abonnements

Vendre la voiture

Réviser le japonais (pas le temps)

 

(*) Le Certificate Of Eligibility (COE) est un document nécessaire à la demande d’un visa longue durée au Japon. Outre mon état civil et l’absence de casier judiciaire au Japon, je dois indiquer en tant que conjoint de Japonaise, qui sera mon support financier au Japon (mes beaux-parents en l’occurrence tant que Sayaka n’aura pas de travail) et quelles sont ses ressources financières. Ce point est le critère déterminant de l’obtention de ce sésame. C’est a priori grâce à cela que j’ai eu droit dès la première demande à un COE de trois ans, chose rare. En effet, la norme est plutôt d’obtenir un COE de un an à renouveler annuellement. Par chance, les parents de Sayaka étaient en cours de transaction immobilière lors du dépôt de la demande et disposaient de liquidités importantes sur leur compte.

Pour cette demande Sayaka a du prouver que nous sommes un véritable couple, en décrivant entre autres comment nous nous sommes rencontrés, combien de personnes étaient présentes mariage, où nous prévoyons de vivre au Japon, dans quelle langue nous communiquons et quelle solution nous avons mis en place pour le cas où nous ne nous comprendrions pas comme faire appel à un traducteur par exemple. Pour le langage, ça se passe plutôt bien merci, en revanche il nous faudrait parfois un(e) traducteur(trice) femme <-> homme, ayant idéalement grandit en France et au Japon pour être suffisamment imprégné des deux cultures… Enfin, il fallait agrémenter la demande de COE de photos afin de rassurer les autorités japonaises que je n’essaye pas de m’introduire frauduleusement dans le pays.

Bienvenue !

Un premier post pour simplement annoncer l’ouverture du blog. Je n’aurais dans un premier temps que peu de choses à écrire, étant encore en France; tout au plus quelques informations concernant les préparatifs et les formalités nécessaires à notre départ, prévu le 30 juillet.