Umeboshi

Cette spécialité culinaire japonaise ne fait pas nécessairement l’unanimité. Il s’agit d’un fruit « ume » (梅) séché (boshi, 干) communément consommé au Japon. Si « ume » veut dire prune en japonais, le fruit en question tient davantage de l’abricot.

Sachant que « mushi » (虫) dont la traduction générale est « insecte », inclut entres autres les araignées ou les vers de terre, on pardonnera aisément la confusion.

Ce fruit, par nature acide et salé, est fermenté dans du sel, le jus étant ainsi extirpé. L’acidité et la salinité du fruit se trouvent donc accrues. Il en résulte, lors de la consommation, des grimaces improbables allant dans le pire des cas à de complets froncements de visages du plus bel effet.

Pour ma part j’adore ça, j’en mange une chaque matin avec mon bol de riz (cf. photo ci-dessus). Certaines sont fermentées dans du miel et perdent un peu de leur acidité. On peut en trouver également au shiso, le basilic japonais, au kombu, au katuobushi…

Elles avaient la faculté intéressante, par leur acidité et de leur salinité, de ronger les boîtes à lunch en aluminium extrudé utilisées dans les années 60. Elle ne sont pour l’instant pas encore venues à bout de mon estomac, j’ai été entraîné à la dure étant enfant (ah si ma mère lisait ça…).

Au Québec, il semblerait que l’on appelle ce mets « prune au vinaigre » mais peut-on vraiment faire confiance à des gens qui mangent leurs frites avec du fromage en caoutchouc recouvert de sauce brune ?

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