Kamishibai

Le kamishibai (紙芝居, théâtre de papier) est une forme de divertissement japonaise, en vogue durant les années 1930 et jusqu’à l’avènement de la télévision au cours du XXème siècle.

Non, je n’évoque pas ce sujet avec pour seul but de vous assommer de mes connaissances hétéroclites en matière de culture japonaise. Outre le grand nombre de professeurs (environ trois) lisant ce blog et pouvant être intéressés, il se trouve que Yumi est devenue grande amatrice de cet art d’une délicieuse désuétude.

Le mot Kamishibai fait référence à la fois à l’art et au support sur lequel repose son principe. Il s’agit d’un ensemble de planches illustrées sur une face, placées sur une scène miniature. Le kamishibaiya, l’artiste narrateur, fait défiler les planches une à une, racontant l’histoire dont le texte est rédigé au verso de chacune des planches.

De cette façon, le narrateur peut toucher une audience assez large (de l’ordre d’une trentaine d’enfants) car les planches sont en général au format A3. Durant l’âge d’or du kamishibai au Japon, on estimait à environ 2500 le nombre de kamishibaiya en activité, chacun donnant en moyenne 10 représentations par jour soit un total de près d’un million d’enfants spectateurs par jour.

Aujourd’hui les kamishibaiya de profession ont presque disparu. Il reste toutefois possible d’emprunter des kamishibai à la bibliothèque la plus proche de chez vous pour devenir vous-même un artiste adulé des enfants, en tout cas des vôtres.

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