C’est du propre

Si vous vous demandez comment font les Japonais pour avoir un pays si propre, ne cherchez plus : c’est grâce (notamment) à moi.

En effet, la semaine dernière, par deux fois j’ai été aimablement convié à une séance de récurage, balayage et astiquage. Comme toute mission capitale qui se respecte, nous avons commencé par un briefing du général, incarné par l’une des mamans de la maternelle de Yumi. Dans une salle réquisitionnée pour l’occasion, nous avons tous (les autres mamans et moi, comme de juste le seul mâle de l’assemblée) revêtu tabliers, masques et gants.

Ainsi équipés, par escouade de deux ou trois nous avons été envoyés à l’assaut de ladite maternelle, aspirant de-ci, frottant de là, du cirage des parquets au nettoyage des vitres. Ce fut loin d’être une partie de plaisir, sans pour autant virer au calvaire, les séances étant limitée à une grosse heure et donnant prétexte à bavasser, si tant est que l’on puisse bavasser en bafouillant toutes les deux phrases en quête de ce mot de vocabulaire que j’ai appris, j’en suis sûr, mais qui, sacrebleu a dû louper un virage dans les méandres de cerveau pour finir dans un fossé aux allures de fosse des Mariannes.

Pour finir, l’inévitable débriefing, consistant essentiellement à se congratuler avec l’inévitable formule « お疲れ様でした » (o-tsukare-sama deshita), littéralement « Vous êtes bien fatigués maintenant » ou moins brut « merci pour votre travail / vous avez bien travaillé ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *