Mochitsuki

Il est de tradition au Japon pour le nouvel an de manger des mochi (餅). Ces friandises sont fabriquées à base de riz gluant japonais, pilé jusqu’à obtention d’une pâte. Cette pâte est alors modelée, donnant ainsi forme au mochi, fourrés ou assaisonnés par la même occasion.

Comme il s’agit d’une tradition, un rassemblement dédié a inévitablement été organisé à l’école de Yumi, l’occasion pour moi d’un baptême du feu et d’une nouvelle découverte.

Pour fabriquer des mochi il faut donc du riz. Je vais passer l’étape de la cuisson, j’ose imaginer que vous avez une idée de la façon de procéder pour obtenir du riz cuit à partir de riz sec. Ce riz (en quantité suffisante pour nourrir une réunion de Moënne-Loccoz pendant 10 jours) est donc placé dans un gigantesque creuset fait de bois ou de granit.

Dans ce creuset, on verse de l’eau bouillante, afin d’éviter que le riz ne refroidisse trop. La première étape consiste alors à écraser légèrement le riz avec des maillets en bois. Ainsi les grains sont bien agglutinés, évitant ainsi que le pilage ne se transforme en une éruption de grains de riz tous azimuts.

Et c’est parti : à grands coups de maillets, le riz est pilé, écrasé, écrabouillé, aplati, amalgamé par des hommes aux muscles d’acier et à la virilité indéniable faisant tourner les têtes des dames présentes. Pour les lecteurs ayant des difficultés de compréhension, je faisais partie de ces hommes évidemment. Lorsque la pâte de riz a une consistance proche de celle de la pâte à pain, félicitation vous pouvez reposer votre maillet. Au fil de l’opération, la masse de riz est retournée et repliée sur elle-même à plusieurs reprises, assurant ainsi une consistance homogène.

Conseil n°1 : ne pas oublier de retirer de la pâte les éclats de bois issus du maillet, sous peine de surprise fort déplaisante lors de la dégustation.

Conseil n°2 : tremper régulièrement le maillet dans l’eau chaude permet d’éviter d’emporter la moitié de la pâte de riz à chaque fois que l’on soulève celui-ci.

Il ne reste plus qu’à déguster. Fourré à la pâte de haricots rouges, saupoudré de sésame noir ou imprégné de sauce soja et emballé dans une algue nori il existe d’innombrables façon d’accommoder le mochi. Et heureusement parce que ça reste de la pâte de riz gluant et tel quel c’est à peu près aussi goûtu qu’une bonne cuillère de farine.

Conseil n°3 : manger les mochi rapidement et ne pas les laisser au frigo trop longtemps sous peine de manger de la biscotte de riz.

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