Koyo

Koyo est à l’automne ce que sakura est au printemps ; les fleurs de cerisiers cèdent la place aux feuilles de fin de saison et les arbres se parent de couleurs flamboyantes. Moins connu à l’étranger que son pendant printanier, koyo est néanmoins tout aussi populaire auprès des japonais, amateurs d’esthétique et bien souvent de photographie.

Le pays ne compte pas moins de 26 espèces d’arbres réputés pour leur teintes automnales. Le rouge vif des feuilles de « momiji », les érables japonais, est sans doute le plus représentatif. Kôyô s’écrit d’ailleurs 紅葉 en kanji, le premier signifiant « rouge », le second « feuille ». Le ginkgo, ichô en japonais, quant à lui revêt une robe d’or contrastant majestueusement avec le rouge des momijis.

A l’instar du hanami, le momijigari est une activité consistant à rechercher les meilleurs endroits pour admirer les feuillages. Nombre de japonais voyagent même à travers le pays à cette occasion. C’est naturellement à Hokkaïdo, l’île la plus septentrionale de l’archipel, que commence la saison de kôyô en septembre, avant de progresser vers le sud.

L’apogée est en générale atteinte trois semaines après le début de coloration des feuilles soit en octobre dans le nord du pays et jusqu’à décembre à Kyûshû. Puis on attend les sakura et la boucle est bouclée.

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