Brise-pastèque

Non, il ne s’agit pas du nom d’une arme primitive destinée à fracasser le crâne de ses adversaires mais d’une activité ludique pour les petits et les grands. Yumi et moi avons pu nous y essayer à l’occasion du suica-wari (スイカ割り) de son école. Vous trouverez la traduction littérale de ce nom dans le titre de l’article.

Satô-sensei, le professeur de Yumi, en pleine démonstration

Accoutrés d’un tablier, les cheveux retenus par un foulard, nous avons suivi plus ou moins attentivement les consignes des enseignants. Le jeu est simple. L’enfant est équipé d’un dispositif empêchant la vision et d’un objet modérément contondant (batte en plastique ou bâton recouvert de mousse). Le parent accompagnateur est quant à lui muni d’un tambourin, d’une clochette, de grelots ou de tout instrument tintant ou cliquetant.

A l’aide dudit instrument, le parent guide son enfant vers la cible. Arrivé à distance de frappe, l’enfant tente d’abattre son arme sur la pastèque, le plus souvent avec tout l’entrain juvénile que vous pouvez imaginer. Après avoir subi ce traitement un certain nombre de fois, et malgré un courage exemplaire, la pastèque fini par se briser. Elle est remplacée et le jeu continue jusqu’à ce que tous les enfants des deux classes de petits aient eu leur chance.

Une des copines de Yumi sur la ligne de départ

La dernière pastèque n’ayant pas été achevée après le passage du dernier enfant, une des enseignantes a été mise à contribution. En dépit de sa bonne volonté, la pastèque a résisté à ses assauts. Les parents ont donc été sollicités. Vous l’aurez deviné, le seul à avoir accepté était l’étranger de service, comme s’il ne se faisait déjà pas assez remarqué.

J’ai donc mis un terme à cette sauterie en allant, guidé par Yumi, régler son compte au fruit récalcitrant, sans oublier de faire le pitre pour amuser la galerie. Quand la moyenne d’âge de celle-ci est de trois ans et demi ça ne demande pas beaucoup d’efforts.

La même, prête à passer à l’attaque

Et que fait-on des pastèques cassées ? On les mange évidemment ! Elles sont débitées et réparties entre tous les participants qui partagent un pique-nique fuité bien mérité dans le gymnase. Il en est même resté pour en ramener à la maison !

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