Hygiène canine

Le Japon est un pays où la propreté est une seconde nature. Qu’il s’agisse de sa propre personne, de son logis ou de l’espace public, la règle générale reste la même : il faut que ça brille. Evidemment dans ces conditions, rares sont les déjections de nos amis les bêtes à trôner sur les trottoirs ou à agrémenter les pelouses. Le vice est même poussé encore plus loin comme l’illustrent ces anecdotes.

Tout d’abord, j’ai eu la chance inégalée d’assister à une course poursuite effrénée. En tête, le chien pourtant tenu en laisse, tente une échappée. Son maître, un septuagénaire trottinant, lutte avec vaillance, tentant de contenir les velléités d’escampette de son canidé. La pauvre bête ne souhaite qu’une chose : répondre à l’appel de la nature. Le propriétaire quant à lui n’a qu’un désir : armé de sa pelle à déchets, il tente d’attraper au vol le produit de la digestion de son fidèle compagnon. Pendant toute la durée de l’opération, le fidèle compagnon s’efforce de déguerpir en quête d’intimité, tandis que le brave homme le dos courbé, le bras tendu, ahanant, fait tout son possible pour ne pas en perdre une miette.

Je dois avouer qu’il s’agit là d’un cas rare, voire unique. La moyenne des gens se promène avec le sac plastique idoine, laisse l’animal faire son affaire avant d’en collecter le résultat avec ledit sac.

Second cas de figure, lorsque la vessie du toutou est en cause. Je vous rassure tout de suite, je n’ai jamais vu de Japonais pourchasser son chien avec une bouteille en plastique. La pratique courante ici consiste à vaporiser un produit nettoyant sur la flaque produite par le cabot (il va me falloir terminer rapidement cet article, je commence à être à court de métaphores et de synonymes canins). 

Par conséquent si vous marchez dans une flaque d’urine de clébard au Japon, soyez rassurés, elle est propre !

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