La fin de la crèche

Hier Yumi est allée pour la dernière fois à la crèche japonaise car dans trois semaines elle commence la maternelle, première étape d’une longue série qui la mènera vers le monde du travail, puis la retraite pour pouvoir se reposer un peu.

Pour reprendre sérieusement, la crèche ici présente des spécificités étonnantes. Première chose, il s’agit de réussir à réserver une place pour son enfant. Comme seule Sayaka travaille, nous ne sommes pas prioritaires et ne pouvons pas bénéficier d’un accueil régulier. Chaque mois donc, le 15 à partir de 12h30 précises, les réservations ouvrent pour le mois suivant. Enfin, si vous parvenez à joindre la personne en charge. En effet, comme ce genre de structures est rare ici et malgré la natalité en berne au Japon, les places sont prises d’assaut.

Donc j’ai passé environ 140 appels téléphoniques le 15 février avant de réussir à obtenir quelqu’un aux alentours de 14h15, pour m’entendre dire qu’il n’y a plus de place et qu’on me rappellera pour me donner des disponibilités. Vous noterez que j’ai réussi à téléphoner en japonais ce qui est une grande victoire pour moi, bien que je ne puisse pas prétendre avoir compris tout ce que l’on m’a expliqué. Ni même les trois-quarts. Une petite moitié peut-être.

Autre fait étonnant, c’est non seulement à nous de fournir les couches – ce qui ne me choque pas – c’est aussi à nous de les récupérer ! D’ailleurs, il est demandé d’inscrire notre nom sur les couches pour être sûrs que l’on nous rende bien les bonnes. Comme si nous allions nous rendre compte d’une substitution.

Yumi devait aussi apporter son futon et sa couverture lorsqu’elle y dormait, mais la tétine était interdite. Elle amenait sa propre petite tasse, ses bavoirs, ses serviettes et nous devions fournir des sacs plastique, là encore à notre nom, pour recueillir l’éventuel linge sale.

Le matin, sur la feuille de route, les parents doivent indiquer l’heure d’arrivée, l’heure de départ prévue, la température de l’enfant (j’ai toujours mis la même, nous n’allions quand même pas prendre la température de Yumi quand il est évident qu’elle est en forme) la qualité du sommeil la nuit précédente, la quantité prise au petit-déjeuner et, détail ravissant, l’évacuation ou non des selles le matin ou la veille au soir. Une petite inquisition en bonne et due forme.

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