Sankuro (三九郎)

L’année japonaise est parsemée de petits festivals et événements en tous genres. Début janvier, nous en avons eu un exemple au parc de Sawamura. Il s’agissait de la cérémonie de Sankuro.

Alignement de tête Daruma, destinée à être brûlées au cours de la cérémonie

Durant cette cérémonie, les sankuros – structures en bambou coniques recouvertes d’un assemblage de branches d’épineux utilisées comme décoration du nouvel an – sont brûlés. Lorsqu’il ne reste que les braises, enfants et parents y font griller des mochis (gâteaux de riz). Ce petit rituel est censé protéger de la maladie jusqu’au prochain Sankuro.

Les jeux de joie à venir

En effet, la croyance veut que les décorations du nouvel an soient bénies et transportent des esprits sacrés (et non pas de sacrés esprits). Les jeter à la poubelle une fois le nouvel an passé ne semblait donc pas convenir pour les faire disparaître. Les habitants du quartier font donc le tour des maisons avec un grand chariot pour récupérer ces décorations (les enfants participent activement à cette collecte) et construire les feux de joie.

Cependant, le nombre déclinant d’enfants au Japon, ainsi que l’aspect écologique lié au réchauffement climatique et à la production de gaz à effet de serre, ont fait décliner annulement le nombre de sankuro à Matsumoto.

Figures de Daruma

Pour la touche culturelle, Daruma est un symbole de chance et de persévérance qui trouve son origine dans les croyances bouddhistes. Pourquoi pas de bras ni de jambes pour ce pauvre bonhomme me direz-vous ? La faute à Bodhidharma, le moine bouddhiste duquel il est inspiré. Ce moine, dans sa quête de l’illumination, avait coutume de regarder fixement des murs vierges. Ce devint une passion chez lui confinant à la monomanie, à tel point qu’il finit par passer neuf années immobile à contempler un mur jusqu’à ce que, atrophiés, les bras lui en tombent (littéralement). Et les jambes aussi pour faire bonne mesure. Voilà, Daruma-san est né !

4 réponses sur “Sankuro (三九郎)”

  1. Coucou, merci pour ce blog où l’on rit souvent de ces petites boutades cachées que tu maitrises à merveille et où l’on apprend aussi des mots oubliés de la langue française.
    Où en es-tu de la maitrise de la langue japonaise ?
    N’hésite pas à nous montrer aussi, si tu veux, ce que tu manges là-bas !
    Vivement le prochain post.

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