Le kaki n’est pas seulement une couleur moche

C’est aussi un fruit d’automne très répandu au Japon. Nous avons dans notre jardin un plaqueminier du Japon, parfois appelé figuier caque, sur lequel pousse le fruit en question. Ci-dessous des photos de ceux que j’ai mangé depuis.

Il en existe plusieurs espèces que nous classifierons comme suit : les bon à manger dès la cueillette (fuyuu-gaki), et les absolument infects (hachiya-gaki) s’ils n’ont pas été laissé à mûrir complètement (au point d’être complètement mous, voire blets) afin d’en concentrer le sucre et d’en chasser l’abominable astringence (j’exagère à peine). Ces derniers sont d’ailleurs souvent pelés, et laissé à sécher pour devenir des . Sous l’effet du soleil il forment une nouvelle peau et à partir de ce moment ils sont quotidiennement malaxés pendant près d’un mois pour en faire un fruit séché de compétition, au prix proportionnellement démesuré. D’où notre chance de s’en être fait offert une pleine brassée par un local, sans doute charmé par Yumi.

Hoshigaki

Impossible de se promener à Matsumoto en automne sans voir de kaki mûrs sur les plaqueminiers, ou en train de sécher par grappes pendus à des tringles devant les maisons. Il semblerait presque qu’ici les maisons sont vendues avec un plaqueminier dans le jardin, tant il y en a partout. Et le fait qu’il s’agisse d’un fruit d’automne le rend encore plus visible : impossible de rater ce fruit orange vif sur un arbre entièrement effeuillé.

Pour ma part j’aime beaucoup le fruit (la version non séchée contient davantage de vitamine C qu’un citron) dont le goût rappelle un peu celui de la papaye. Sayaka n’aime pas et Yumi, ne mange les fruits que cuits, mixés et s’ils proviennent d’un pommier… En ce qui concerne le kaki, à votre place j’éviterai de le consommer en compote toutefois : on a alors l’impression de manger de la purée de carotte sucrée.

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