Permis de conduire

Aujourd’hui j’ai obtenu mon permis de conduire japonais. Pas d’examen à passer fort heureusement, simplement quelques formalités administratives. Il nous a fallu nous rendre à Shiojiri, la ville voisine, au centre de gestion des permis de conduire. J’ai du présenter mon permis français, jusque là rien d’étonnant, cependant il fallait aussi présenter la preuve de ma résidence en France pendant au moins trois mois après l’obtention de mon permis. Et là ça se corse puisque après une conversation téléphonique il est apparu que présenter trois fiches de paie consécutives n’est pas suffisant et qu’il faut un papier de l’ambassade. Cela ne nous aurait pas donné de sueurs froides si nous ne l’avions pas appris jeudi dernier, soit trois jours ouvrés avant notre rendez-vous, lequel avait été fixé il y a presque un mois et où la présence de Sayaka est indispensable pour jouer le rôle de traducteur car chose étonnante, je ne parle toujours pas couramment le Japonais après un mois et demi sur place.

Fort heureusement, le personnel de l’ambassade a été très réactif et lundi après-midi j’avais le fameux document dans ma boîte mail. Les documents appropriés fournis, le travail de Sayaka a alors commencé car j’ai été soumis à toute une série de questions concernant le permis français : combien de questions y a-t-il à l’examen théorique, comment se déroule l’examen pratique, combien d’heures de conduite sont nécessaires avant de passer l’examen pratique, à partir de quel âge peut-on passer le permis, etc. Tout ceci m’a fait prendre conscience que j’ai le droit de conduire depuis 17 années, un constat qui n’émousse en rien l’énergie de la jeunesse qui bouillonne en moi 🙂

Il y avait sur place un photographe afin que ma face apparaissent sur le dossier papier, puis un second pour la photo qui se trouve sur le permis lui-même, avec lequel je suis reparti. Pas de délais d’attente interminable ni de multiples allers-retours comme c’est le cas dans notre beau pays. En deux heures tout était terminé et je peux maintenant conduire au Japon, à la condition d’apposer un bel autocollant à l’arrière de notre voiture pour faire savoir aux autres conducteurs que je suis de nouveau un novice.

J’en profite pour une nouvelle parenthèse éducative sur la culture Japonaise. J’ai remarqué au sol du centre de gestion des permis de conduire des parcours fléchés. Il ne s’agit pas d’un jeu obscur pour les initiés ni de pas d’une danse locale mais de l’indication des files d’attente et du chemin à suivre en fonction du guichet à atteindre. C’est très bien au Japon, où la plupart des gens sont disciplinés et respectueux de ce genre de pratiques mais totalement inapplicable en France ou tout autre pays latin où l’une des premières règles est de n’en respecter aucune.

 

3 réponses sur “Permis de conduire”

  1. Je ne me souvenais pas avoir autant galéré y a 7 ans pour pouvoir conduire ! Dans mon souvenir, je m’étais rendu dans un établissement à Tokyo pour traduire mon permis, mais je n’avais pas autant de formalités ! Après ce n’était qu’un permis temporaire car je n’en avais pas besoin longtemps, là est peut-être la différence 🙂

    1. C’est possible que cette différence soit la clef. Le permis Japonais dont je dispose est valable aussi longtemps que mon titre de séjour, donc 3 ans. Mais pour l’instant je laisse encore Sayaka faire le taxi 🙂

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